« La dernière leçon » de Mitch Albom

Je me revois encore dans ma chambre, il y a 10 ans tenant entre les mains mon premier livre de développement personnel (à l’époque, je ne savais même pas que cela existait). Quelques jours plus tard, du haut de mes 13 ans, j’annonçais timidement à mes parents : « même s’il m’arrive quelque chose demain, ne vous inquiétez pas pour moi. Je n’ai plus peur de mourir. » Je venais de terminer « La dernière leçon » de Mitch Albom.

Ce que je n’avais pas compris à l’époque, c’est qu’un changement encore plus important venait de se produire. D’accord je n’avais plus peur de la mort, mais surtout je n’avais plus peur de vivre. Et pendant de longs mois, je me suis réveillé avec cette question en tête : « comment ai-je envie de vivre ma vie ? ».

Ce vieux Morrie avait eu un effet gigantesque sur ma vie. Ancien professeur de philosophie à l’université, Morrie Schwartz est atteint d’une maladie mortelle. Un ancien étudiant, Mitch Albom, décide alors de venir rendre visite à son mentor chaque mardi pour parler de la mort, de la vie, du bonheur, de l’amour…

Quelques mois plus tard ces échanges consignés prendront la forme d’un livre, un livre d’une grande humanité, d’une profonde sagesse et d’un optimisme extraordinaire. Mon premier pas sur le chemin du développement personnel.

Voici quelques extraits magiques de ce livre :

« Pourquoi passons-nous notre temps à nous distraire de l’essentiel ? […] Tant de gens vont et viennent dans une vie dénuée de sens. On dirait qu’ils sont à moitié endormis, même quand ils sont très occupés à faire ce qui leur parait important. Sans doute se trompent-ils dans la poursuite de leurs objectifs… Ce qui donne un sens à la vie, n’est-ce pas de se consacrer à l’amour des autres, de ceux qui vous entourent, et de créer quelque chose qui donne un but et un sens à l’existence ? »

« Les gens sont tellement affamés d’amour qu’ils acceptent n’importe quel substitut. Ils serrent dans leur bras des choses matériels dans l’espoir d’être payer en retour. Mais cela ne marche jamais, aucun bien matériel ne peut remplacer l’amour, la douceur la tendresse ou le sens de la camaraderie. L’argent ne remplace pas la tendresse pas plus que le pouvoir d’ailleurs. »

« Consacre-toi à l’amour des autres, consacre toi à la création de quelque chose qui te donne un but et un sens. »

« Nous sommes en 1979, un match de basket dans le gymnase de l’université. L’équipe se distingue et les étudiants commencent à chanter : « On est premier, on est premier ! » Morrie est assis non loin de là. Cette acclamation l’irrite. C’est alors qu’au milieu d’un « On est premier ! » il se lève et hurle « Qu’y a-t-il de mal à être deuxième ? ». Les étudiants le regardent. Ils arrêtent de chanter. Il se rassied, un sourire triomphant aux lèvres. »

« Il faut être assez fort pour dire : Si la culture ne vous convient pas, changez-en ! Créez la vôtre ! »

« Comme ce serait utile d’imposer une limite quotidienne à l’auto-apitoiement. Juste quelques minutes pour pleurer un bon coup, et puis en route pour la journée. »

« Mourir, dit soudain Morrie, c’est triste bien sûr, Mitch. Mais vivre en étant malheureux c’est encore pire. […] notre culture n’aide pas les gens à avoir une bonne opinion d’eux-mêmes […] je suis peut-être mourant, mais je suis entouré de gens qui m’aiment et qui font attention à moi. Combien peuvent en dire autant ? »

A bientôt,

Gabin